... bâillant : Bon t'ouvres ou quoi ? On va pas finir la nuit ici non ? ! Sa mère nous a demandé de les réveiller !
... : Ouais mais on sait jamais c'qu'on peut trouver derrière cette porte... T'imagines si on les voit en train...
Oh putain mais ils pouvaient pas parler dans leur tête les deux dehors... J'étais carrément crevée ! ! En plus nous empêcher de faire la grasse mat' un samedi ! Les chieurs...
Tom : Pff abrutis !
Je souris intérieurement. Les deux débiles dans le couloir continuèrent de débattre encore quelques minutes sur le fait d'ouvrir ou non la porte pour nous réveiller. Ce qui était déjà fait depuis déjà longtemps... Mais pourquoi ma mère leur avait dit de me réveiller ? Un samedi ! Quelle boulet ma mère des fois...
Keylla : Bon tu m'énerve j'me suis pas levée si tôt un samedi matin pour rien ! J'OUVRE !
Et elle mit de suite ses paroles à exécution. Elle ouvrit grand la porte tout en se cachant les yeux avec ses mains.
Keylla : Je vois rien j'vous promet ! ! J'viens juste pour dire que Ely doit se lever tout de suite parce que on part dans 1 heure pour sa compèt' de foot à Berlin ! ! Voilà c'est tout au revoir ! !
Puis elle partit en trombe en claquant la porte. Ouf ! Enfin ! ... QUOI ? ! Quelle compèt' de foot ? ! Oh MERDE ! ! !
Moi : Oh putain !
Je sautai du lit, ce qui fit tomber la couette par terre.
Tom : Héééé ! ! La couette ! Il fait froid j'te signale !
Je ne levai même pas les yeux de mon immense armoire où j'étais en train de fouiller.
J'y cherchais mon short de foot ainsi que mes basket à crampons, mes protèges tibias, et... Et quoi ? ! Ah oui ! Un tee-shirt et p'tètre un jogging et un haut de survèt' pour l'entraînement quand même...
Je fourrai le tout dans mon sac de sport « nike » , pris de quoi m'habiller, et courus m'enfermer dans la salle de bain.
Je pris une douche rapide, me brossai, lissai, et coiffai les cheveux, me maquillai très légèrement, m'attachai les cheveux en queue de cheval haute et sortis, fine prête 15min plus tard. Bravo ! 15 minutes ! ! Un record pour moi !
Je vis Tom apparaître dans le couloir et se traîner jusqu'à moi.
Tom d'une voix plus qu'endormie: Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer ce qu'il se passe dans cette maison ? !
Moi : Oui, alors tu prends toutes tes affaires, et vas te préparer ! On part dans 45min d'ici ! !
Tom en bâillant : Oh... Et en quelle occasion ? Qui est mort ?
Moi en riant : Personne j'ai une compèt' de foot à Berlin et je dois y être à 11h ! et il est euh... 8heure euh.. et quart ! Alors vite !
Je le poussai dans la salle de bain. Il soupira.
Tom : Bon d'accord mais il me faut un bisou du matin pour pouvoir accomplir tout ça moi ! ! Tu crois que je la trouve où sinon moi toute cette énergie à 8h du mat' ? !
Je levai les yeux au ciel et l'embrassai.
Le contact de son percing me fit frémir... Nos langues se mélangèrent, il me prit par les hanches et me serra fort contre son torse chaud... Des minutes s'écoulèrent ainsi.. Jusqu'à ce que je me rende compte du temps qui passait.
Je me décollai doucement de Tom.
Moi : Désolée. Le temps passe... Allez grouilles-toi ! J't'attends en bas !
Je lui fis un dernier petit bisou et partit en bas, dans la cuisine.
Hé ben y'a du monde ici ce matin ! ! Tout ça rien que pour moi! La classe !
Autour de la petite table ronde au milieu de la pièce, étaient installés :
Mon père, ma mère, Georg, Gustav, et Bill et Keylla était adossés à un placard à côté de la table.
Moi : Tout ça qui vient me voir jouer s'tapr ?
Mon père : Ben ta mère et moi on vient te voir à 2h, et les garçons et Keylla, partent avec toi en van d'ici pour Berlin.
Moi : Ouah ! Okay ! Bonjour quand même ! Enfin les deux idiots là-bas je les ai déjà vu !
Bill : J'te signale que sans les « idiots » tu serais encore en train de roupiller au côté de mon frère dans un lit double...
Je lui tirai la langue, et pris une barre de céréales et une pomme sur le bar.
Je croquai dans ma pomme. Tout le monde me regardait.
Moi : Quoi ? Faut manger des vitamines le matin avant de faire du sports !
Georg éclata de rire, et ça partit en fou rire général.
Puis soudain Tom émergea dans la cuisine. Tout le monde arrêta de rire.
Tom : Hé ben dites que je dérange ! Ouah purée mais y'a du monde ici !
Il dit bonjour à tout le monde, et ouvrit les différents placard à la recherche d'un sachet pour se faire un café. Le pauvre ! Il avait vraiment du mal à garder les yeux ouverts !
J'essayai de terminer mon p'tit déjeuné improvisé. C'est dans ces moments qu'on voyait que je n'avais vraiment pas l'habitude de déjeuner...
Les minutes s'écoulaient... On parlait de ma compèt'. Qu'il fallait que mon équipe gagne absolument. Je commençais à sentir venir un boule d'angoisse venir se loger au fond de ma gorge et dans le bas de mon ventre... Et si je me chiais dessus cette aprèm ? Si j'étais nulle ? Si on perdait tout nos match ? La cata... Toutes les personnes que j'aime seraient là ! Elles auraient fait le voyage rien que pour moi !
Bon faut qu'j'arrête de penser au pire, sinon j'crois que je vais vomir tout mon p'tit dèj' sur le carrelage de la cuisine... Je devais tirer une tête pas possible, car Gustav me demanda :
Gustav : Ca va bien Ely ?
Moi : Hein ? Ah oui, oui très bien merci ! ! J'pensais juste...
Georg : Ben purée si tu tires c'te tête à chaque fois que tu penses et ben je préfère que tu pense jamais !
Je ris.
Quelques minutes plus tard, après avoir vomi tout ce que j'avais dans le ventre (c'est à dire pas grand chose) sur les pantoufles de mon père, deux vans vinrent se garer devant chez moi. Il était temps de partir.
Moi : Bon ben à tout à l'heure !
Je pris mon sac de sport, mon Ipod, et mon portable (et oui toujours ! ! ^^)et rejoignis les autres dehors.
Je montai dans le premier van, accompagnée, comme d'habitude, de Tom et Georg.
Moi au chauffeur :Hé m'ssieur ça va durer combien de temps le voyage ?
Chauffeur : Euh ben...bien deux heures je pense.
Je soupirai et collai ma tête contre la vitre, en essayant de finir ma nuit... Pas facile. Les garçons commençaient déjà leurs blagues à deux balles, et y riaient à grands éclats.
Un long moment de solitude commençait...
Après presque une demi-heure de trajet, je réussis finalement à m'endormir profondément contre la vitre froide du van.
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... : Bon allé réveilles là on va pas y passer la nuit !
... : Mais pourquoi ? Elle a rien dormit de la nuit, et elle a une compèt' de foot ! Faut bien qu'elle se repose nan ?
Georg : Oui et c'est à cause de qui qu'elle a rien dormit ?
Tom fit mine de ne pas comprendre et se retourna.
Tom : J'sais pas j'vois pas.
Georg : Mais oui c'est ça. Bon si tu le fais pas, moi je vais la réveiller.
Il s'approcha de moi, mais Tom se plaça devant moi.
Tom : Nan, nan, nan c'est bon ! En plus regardes, j'crois qu'le chauffeur du van t'appelles ! Tu ferais bien d'y aller... =D !
Georg se retourna.
Georg : Pff bouffon va ! !
Tom : Dégages !
Tom lui fit un large sourire de frimeur.
Georg : Pff t'es lamentable. Mais bon, comme je suis gentil j'vais aller dehors pour aller voir les autres qui viennent d'arriver.
Tom : Ah bon ? ! Fais voir !
Il le poussa violemment sur le côté pour pouvoir apercevoir à travers la vitre, le deuxième van qui venait de se garer à côté du notre.
Tom : Voilà, parfait ! Bon maintenant tu peux dégager ?
Moi en me frottant: Pff vive le réveil...
Tom lança un regard noir à Georg, qui sortis en souriant du van, puis reporta son regard sur moi.
Tom : Désolé pour le réveil, mais c'est cet espèce de gnome qui voulait pas se casser alors...
Moi : Ouais pas grave.
Il me sourit.
Moi :On arrive quand ?
Tom : 1 heure. On a fait la moitié et la on fait une pause.
Moi : Ah. Bon tu viens on sort.
Tom : Non.
O_o ? ! Il me fait quoi lui ? !
Moi en souriant : C'était pas une question tu sais.
Tom : Nan mais allé ! ! S'teuplè ! ! On reste un peu !
Moi avec un sourire malin sur les lèvres : Ah ouais ? ! Et pour faire quoi ? !
Il se rapprocha de moi un peu plus, puis posa ses lèvres chaudes contre les miennes, et m'embrassa.
Tom : Pour faire ça. Georg gênait pendant le voyage. Ca me manquait.
Moi en riant : Pff !
Je le ré embrassai.
Quand nos échanges de baisers furent finis (^^) nous sortîmes du van, pour rejoindre les autres dehors.
Keylla et moi partîmes faire une pause pipi et réapprovisionnement. On acheta presque tout le stock de chips dans le distributeur, et nous retournâmes vers les garçons.
Moi : Alors ça se passe comment le voyage ?
Keylla : Pff c'est long ! J'me suis endormie tellement j'me faisait chier !
Moi : Ouais moi aussi. Mais bon moi c'était aussi parce que j'étais un petit peu fatiguée.
Elle rit.
Moi : Tu sais quoi ? ! On va taper notre caprice pour être dans le même van !
Keylla en riant : Ah ouais ? Et les mecs tu les mets où ?
Moi : Tous ensembles dans l'autre van. T'fassons ils ont l'habitude ils font comme ça quand ils partent en tournée non ?
Elle haussa les épaules.
Enfin arrivée vers les garçons et les chauffeurs, je leur exposai mon idée.
Tom : Pfou... Oué ben dis qu'on te dérangeait aussi Ely !
Je souris.
Moi : Oh mais nan c'est pas ça ! !
Tom : Moué...
Gustav : Elle va autant te manquer que ça pendant seulement une petite heure ?
Tom : Oui ! Et c'est surtout que vous vous allez faire chier à mort et du coup j'vais m'emmerder à en crever.
Keylla : Ben montes avec nous !
Je lui souris. Ca pourrait être marrant ça...
Tom : Je... Euh...
Georg : Tu peux dire de nous, mais alors avec des filles tu vas encore plus t'emmerder.
Tom avec un sourire de péteux: En général avec deux filles à tes côtés tu t'emmerdes pas ! !
Je lui donnai un coup de poing dans l'épaule.
Moi : Fais attention à ce que tu dis !
Tom : T'as raison Georg, j'vais monter avec vous !
Tout le monde explosa de rire.
Chauffeur 1 : Ouais bon allé les nains faut y aller ! Y'a encore de la route.
Je fronçai les sourcils.
Nain toi même va banane !
J'allais remettre ce débile profond à sa place, quand un main s'agrippa à mon bras.
Tom chuchotant dans mon oreille : J'ai pas eu mon bisou avant de partir moi... Un heure c'est long... Très long.
Moi : T'en rajoutes pas un peu là ?
Tom : Pas du tout !
Je souris, puis l'embrassai langoureusement.
Soudain, mon copain la banane molle vint tout casser.
Chauffeur 1 : Bon là faut vraiment partir !
Je soupirai. Dire que ça allait être ça notre chauffeur. Bonjour l'ennui.
Keylla et moi montâmes à l'arrière du van. Le reste du voyage se passa bien, on parlait un peu de tout, de ma compèt', de la prochaine tournée des garçons, du lycée, des vacances, enfin je pense que tout les sujets y passèrent.
Après une petite heure de voyage, le chauffeur (mon copain ! !^^) nous annonça qu'on entrait dans Berlin.
Le stress m'envahit soudain. Je grimaçai, et me tournai du côté de la vitre.
Moi en marmonnant : Bon j'ai pas intérêt de me louper...
J'entendis Keylla rire dans mon dos. Je me retournai.
Moi : Quoi ? Qu'est ce qui se passe ?
Keylla en riant et en montrant la fenêtre : Nan mais c'est que y'a le van des gars à côté de nous, pis ils arrêtent pas de faire les cons. Regardes les ces bouffons !
Je regardai du coin de l'½il les grimaces des 4 garçons par la vitre du van.
Mais je n'avais pas vraiment envie de rire à vrai dire. J'avais un peu mal au ventre.
J'étais déjà dans mon match. Je rêvais que je mettais un but en poteau rentrant et que tout le public se levait pour m'applaudir... Oué arrêtes de rêver ma vieille !
Le reste du voyage se passa dans le silence total.
Le van se gara sur le parking boueux du stade. Je pouvais déjà apercevoir les joueurs de différents joueurs s'échauffer sur le terrain.
Le stress laissa place à une immense excitation. Je n'avais qu'une envie : enfiler mon short et aller rejoindre les autres sur le terrain.
Nous descendîmes du van, et rejoignîmes les gars dehors.
Georg : Alors ? Pas trop stressée la footballeuse ?
Moi : Nan ça va !
Il sourit.
Soudain j'aperçus mon coach qui courrait jusqu'à nous.
Il s'arrêta à ma hauteur et me dit d'une voix haletante :
Coach : Paris... sont... là. On est mal. Changes toi. Rendez-vous là-bas (il me montra un endroit du terrain) dans 5min.
Puis il repartit en courant, cherchant des joueuses de mon équipe à prévenir.
Moi dépitée : Oh putain. On est foutu.
Keylla mettant son bras autour de mes épaules : Mais dis pas ça ! ! Vous allez les écraser ces parisiens à la cons !
Je lui lançai un regard noir.
Moi : Je SUIS parisienne j'te signale. J'connais l'équipe. J'étais dedans l'année dernière : Big Boss !
Le silence s'installa.
Moi : Bon j'vais me changer. A toute !
Ils acquiescèrent.
Je me ruai dans le vestiaire le plus proche, et me changeai rapidement. Les joueuses de mon équipe s'y trouvaient également. Chouettes filles. Elles m'avaient acceptées tout de suite. J'étais contente de les connaître. Elles étaient vraiment géniales.
En sortant, Célia (l'une d'entre elles) me glissa :
Célia : Allé Ely ! ! On compte toutes sur toi !
Je lui souris.
Puis nous allâmes toutes ensembles sur le terrain, en discutant joyeusement de nos stratégies de jeu, en essayant toutes de dissimuler notre stress qui commençait à monter.
Coach : Bon les filles, inutile de vous le rappeler, la compétition va être très rude. J'attend de vous d'écraser ces filles. Vous pouvez gagner. Ok ?
Nous toutes : OUI !
Coach : Ok c'est bien. Bon j'vous ai préparé un parcours. Allez-y commencez à vous échauffer.
Et nous fîmes ce qu'il nous dit sans broncher.
J'aperçut du coin de l'½il, Tom, Bill, Gustav, Georg, et Keylla qui m'observaient dans un coin des tribunes.
J'enchaînais les dribbles autour des balises, sans aucunes erreurs.
La matinée passa à la vitesse de la lumière. Elle étais consacrer aux entraînement.
14h arriva. Le coach nous laissa une heure de pause, pour manger.
Je rejoignis les autres dans les tribunes. Mes parents étaient arrivés.
Nous allâmes ensembles s'acheter des sandwichs, puis nous retournâmes nous asseoir dans les tribunes.
En chemin, Tom me prit par le bras, et m'entraîna un peu plus loin, sur le parking.
Nous marchâmes en silence, mangeant chacun notre sandwich.
Tom : Tu stress ?
Moi : Euh.. là un peu j'avoues...
Il me prit dans ses bras et me serra fort. Je me laissai aller contre son torse, en soufflant tout mon stress, qui disparut soudain. J'me sentais bien dans ses bras, comme ça.
Après une éternité restés ici à s'embrasser, on retourna vers les autres.
Tom : Ca va mieux maintenant ?
Moi : BEAUCOUP mieux ! ! =D
Il sourit.
Gustav : Ha vous voilà ! ! on vous cherchait partout ! Ely ton entraîneur t'attend dans 5min sur le terrain.
Moi : Ok bon ben j'y vais alors !
Je leur fis salut de la main et trottinai jusqu'au terrain.
Toutes les joueuses de mon équipe étaient déjà là.
Coach : Bon. On a été directement mis en finale. Paris. Votre seule match de la journée mais je veux que vous les battiez. Que vous les écrasiez même ! C'est OK ?
Nous répondîmes toutes en c½ur un « ok » de rage de vaincre.
L'arbitre siffla. Plus que 3min avant que le match ne débute. Notre coach nous balança à la hâte les dernières instructions.
Nous avançons sur le terrain, serrons la main des joueuses adverses.
Mes veines commencent à s'imprégner d'adrénaline.
Le match commence. Je me place en avant. Mon poste.
Les adversaires ont la balle. Je cours pour me placer en défense et arrivent à piquer la balle de la fille en face de moi.
Je cours du plus vite que je peux en dribblant les défenseurs qui se placent sur mon chemin. Je fais un passe devant. But.
Un sourire se dessine sur mes lèvres pleines de sueurs. J'entends tout les gens que j'aime crier. Je ris intérieurement.
Le match continu ainsi. Déjà la mi-temps. 1-1. C'est très serré.
Tom vint me voir sur le banc.
Tom : T'es super continus comme ça ! ! Et au fait ! ! Belle passe !
Je souris.
Moi : Merci
Il me fait un clin d'½il puis repart.
Je suis remonté à bloque. Je l'aime. Tellement. Bon pas le temps de m'attarder plus longtemps sur le sujet.
Le match reprend déjà.
Nous prenons la balle. C'est Célia qui l'a. Elle avance, avance. Elle centre sur moi.
Je tire. Poteau. Sortant. Merde !
Bon vite défense.
Une blonde musclée détient la balle. Elle dribble tout le monde, et frappe une brique. En pleine lucarne. 1-2. Notre coach nous crie des ordres. Je ne les entends même pas. Je ne pense qu'à une chose : marquer.
Le temps s'écoule, il ne reste plus beaucoup de temps. Il faut absolument marquer.
Une fille de mon équipe me passe la balle. Je dribble, avance dans la surface, bien décidée cette fois, à ce que la balle entre dans les cages.
Je frappe. Le ballon frappe de plein fouet la goal adverse en pleine poitrine. Elle est projetée dans ses cages. L'arbitre donne un coup de sifflet. BUT ! !
Mes coéquipières me sautent dessus. Nous cirons comme des folles. Nous avons réussis à revenir.
Bon plus beaucoup de temps pour marquer le but décisif. 5min. A peine.
Elles ont la balle. La blonde musclée tire. Mon sang se glace dans mes veines. La balle arrive de plein fouet sur Emy, notre goal, qui ne bouge pas d'un pouce. Nous crions de joie ! Quel arrêt !
J'entends les gars, Keylla et mes parents crier.
Nous reprenons la balle. Nous avançons en passe, jusque dans la surface de tire, on me fait la passe. Là, je tente de tirer, mais la blonde musclée me fait un tacle par derrière. Je tombe à terre. Ma cheville gauche se tore. Je hurle de douleur. L'arbitre siffle penalty. J'men fou. J'ai trop mal. J'aperçois Tom dans les tribunes. Son visage est figé.
Mon coach se précipité vers moi.
Coach : Ely, Ely ça va ? Bon écoutes moi. Tu vas nous mettre ce penalty et on va gagner ce match d'accord ? Tire à gauche dans la lucarne. La goal est petite, et elle plonge quasi jamais à gauche. On va gagner ! Allé Ely !
Je me lève difficilement, aidée par mes coéquipières. Je dois le faire. Pour mon coach, mon équipe, tout ces gens venus exprès pour me voir.
Ma cheville me fait de plus en plus mal. Je n'y fais pas attention.
Je me place au point de penalty, la balle devant moi.
Je regarde mon but. Lucarne à gauche. Ok. J'me positionne, prends de l'élan et tire.
J'ai l'impression que ma cheville se déchire. Je hurle et tombe à terre. Tom, mes parents et tout les autres accourent.
Tom s'agenouille à côté de moi, me sourit malgré son inquiétude, et me souffle :
Tom : c'est fini Ely. Le match est terminé. Vous avez gagné. T'a été formidable.
Je me lève d'un coup. Ma cheville me tue, mais tant pis j'men fou. J'suis tellement heureuse. Je saute dans les bras de Tom, et me jette dans le tas que formaient mes coéquipières, qui hurlaient de joie.
Je suis heureuse.
Un gars nous apporte une énorme coupe. Les joueuses de mon équipe me la tende, un sourire rayonnant aux lèvres.
Je la brandit en l'air, en hurlant de joie.
Cette coupe représente bien plus pour moi qu'un match de foot gagné.
Elle représente ma vie au cours de ce dernier mois.
J'ai un copain merveilleux. Attentionné, gentil, intelligent, drôle, beau et tellement plus encore ! Et je l'aime. Et il m'aime. On forme un « nous ».
Et tout mes amis aussi. Bill, Georg, Gustav, Keylla, et toutes mes coéquipières de foot.
Ma famille aussi. Unie maintenant que mon père était revenu.
Je crois que je ne pouvais rêver mieux que de continuer à être heureuse comme ça.
Ma vie était tout simplement devenue un conte de fée.
Je regardai Tom, sautai dans ses bras, et l'embrassai comme jamais.
Je l'aimais, je l'aime, et je l'aimerai.